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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 09:53
La Comtesse et la guêpe
La Comtesse et la guêpe

La Comtesse et la guêpe

 Il y a fort à faire en ce moment, pour les médecins. D'une journée à l'autre, ils sont à pied d'oeuvre avec une file de patients dans leurs salles d'attente. L'été dernier, voilà qu'arrive une femme affolée chez le médecin de Saint-Quay. Et ce n'était pas n'importe qui: c'était Madame la Comtesse de Portieux. Elle criait pire que l'âne à P'tit Louis parcequ'elle avait été piquée par une guêpe. "J'ai ti mal!", qu'elle criait en Gallo, oublié qu'elle avait son français élégant. Elle entra direct dans le bureau du docteur sans attendre son tour. "Comme je souffre! J'ai été piquée par une guêpe, faites quelque chose vite, vite! - Où vous a-t-elle piqué? demanda le docteur - Je n'ose pas vous le dire. - Mais dites -moi à la fin, je suis médecin tout de même. -Je n'ose pas l'avouer" répéta-t-elle encore.

  Elle s'approcha quand même du médecin pour lui glisser dans le creux de l'oreille:" Du côté du rayon des fruits, chez LIDL"

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 10:23
Da werzhañ pe da brenañ...ur c'heal bihan diwar-benn ar prizioù: dibriz eo ,gast!

Da werzhañ pe da brenañ...ur c'heal bihan diwar-benn ar prizioù: dibriz eo ,gast!

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 11:05
Un tammig skiant-faltazi (mekanik evit punañ an amzer)   extrait de "Krampouezh-saocisse"

Un tammig skiant-faltazi (mekanik evit punañ an amzer) extrait de "Krampouezh-saocisse"

 Un jour, le père, la mère et leur fils étaient allés ensemble, pour la première fois, jusqu'à un grand centre commercial dans la ville de Rennes. La mère était restée traîner sous les lumières brillantes des allées. Voilà que s'amène une vieille femme, bonne à effrayer les corbeaux, devant le père et le fils. Elle appuya sur un bouton là sur le mur: voilà le mur qui s'ouvre sur une boîte: c'était un ascenceur. Jamais encore ils n'avaient vu pareille chose ! La vieille femme entra dans cet engin en titubant  vu son âge! La boîte se referma derrière elle. Les deux  étaient restés à regarder les chiffres lumineux défiler sur le mur. Et ensuite, voilà les chiffres qui redescendaient jusqu'à zéro. La porte  se rouvrit et qu'est-ce qu'ils virent? Ma doué, une sacré belle pépée! Epaté net devant un tel canon, le père dit comme çà à son fils:

 " Eh Gustin va chercher ta mère donc!"

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 11:13
Ur pijama evit daou evel eo lavaret...

Ur pijama evit daou evel eo lavaret...

Bien que Fañch et Louise approchaient des quatre-vingts ans, jamais la moindre dispute ne s'était manifestée entre eux. Depuis le jour où ils avaient été mariés par le curé de St Brandan ils étaient toujours en lune de miel. Rien n'était à l'un sans être à l'autre comme disait Montaigne un homme de la plume qui pourtant  n'était pas un oiseau.

 Un dimanche ils allèrent  se régaler dans un restaurant de Loudéac. Ils commandèrent un plat cuisiné pour seulement une personne mais avec deux assiettes cuillers et fourchettes . Une fois servi, Fañch de couper le mets en deux  et de commencer à manger, une fois donnée la part à sa moitié. Louise le regardait sans attaquer son plat. Le patron du restaurant avait remarqué le manège. Il alla leur demander pourquoi la femme restait sans manger. Fañch répondit:

"Tout est en commun à jamais entre nous, alors, Louise attend que j'aie fini pour utiliser à son tour notre dentier".

On parle bien d'un pyjama pour deux...
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 18:49

Ganet eo d'an 08 a viz genver 2007; Anniversaire le 8 janvier

 Voici les deux premiers "articles" de l'époque.

Je ne me doutais pas que, 10 ans après, il y en aurait plus de 2500, plus de 124000 visiteurs uniques, 1226 commentaires...

Merci à tous les abonnés et les fidèles.

deux premiers articles! Une classe improvisée pour deux semaines sous la mairie à Itterswiller, pour travailler de temps en temps, en général tous les matins, l'après-midi étant réservée ausx visites et découvertes (le séjour durait quand même deux semaines!)
deux premiers articles! Une classe improvisée pour deux semaines sous la mairie à Itterswiller, pour travailler de temps en temps, en général tous les matins, l'après-midi étant réservée ausx visites et découvertes (le séjour durait quand même deux semaines!)

deux premiers articles! Une classe improvisée pour deux semaines sous la mairie à Itterswiller, pour travailler de temps en temps, en général tous les matins, l'après-midi étant réservée ausx visites et découvertes (le séjour durait quand même deux semaines!)

Nicolas P au 1er plan; Myriam Aumont, Christophe LM, Arnaud M et à l'autre table Sandrine P, Maryline P , Richard...

Nicolas P au 1er plan; Myriam Aumont, Christophe LM, Arnaud M et à l'autre table Sandrine P, Maryline P , Richard...

GS+CP en 1975, dans le coin NE de la cour de l'école du bas, près du réservoir à fioul...

GS+CP en 1975, dans le coin NE de la cour de l'école du bas, près du réservoir à fioul...

accroupis, devant: Isabelle, Carole, Florence, Christophe, Sandrine, Richard, Valérie (sémaphore), Olga, Arnaud, Didier, CorinneT.

debout devant: Michèle, Jean-Charles, Gwenaelle, Caroline, Myriam, Benoît, Solange, Francis.

debout derrière: Nicolas T, Ronan, Cora, Thierry D, Nathalie, Thierry Perchoc, Karine.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 11:37
extrait de "Krampouezh-Saocisse"

extrait de "Krampouezh-Saocisse"

Ces dernières années il y a eu du bruit et du tapage en quantité dans la région, pour demander le rattachement  de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Fañch est allé à une manifestation un jour, pour voir. Les choses s'étaient gatées en fin d'après-midi car des bandes de casseurs avaient commencé à casser tout ce qu'ils voyaient autour d'eux.  Un car de CRS était arrivé sur les lieux, rempli de gars aux chaussures montantes et aux casques pimpans. Ils ont sauté comme des chiens malades sur ces mecs aux cheveux longs. Plusieurs sont arrêtés. Et voilà Fañch, qui était parmi eux, envoyé au commissariat pour être interrogé et fouillé de chez fouillé dans les poches. Il avait un couteau avec lui, comme tout bon paysan. Voilà Fañch mis en garde à vue, comme s'il avait pu tuer quelqu'un avec ce genre d'outil.

"Heureusement leur dit Fañch, que vous n'avez pas fouillé plus profond dans mon pantalon, car  j'ai là un instrument avec lequel je pourrais aussi vite violer une femme."

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 10:55
Dirukul eo, an den-se! Il est culotté, le mec

Dirukul eo, an den-se! Il est culotté, le mec

  Pierre était décidé à aller acheter une paire de chaussures neuves. Les anciennes étaient trouées grave et ses pieds étaient mouillés quand il passait dans les flaques. Il alla chez Boulbain, à St Brieuc. Ce jour-là, le magasin était plein de clients à craquer. Il s'assit pour tirer ses chaussures. Ses chaussettes étaient trouées au talon aussi: sa femme n'avait pas eu le temps de les raccommoder, et de plus se dégageait d'elles une puanteur ....à trois milles à la ronde...C'est pas pour dire mais ses pieds trempaient plus souvent dans l'eau des flaques d'eau que dans un lavabo. Il sentait plus mauvais qu'un bouc malade. Arriva une vendeuse pour lui proposer cinq ou six paires de chaussures. Aucune ne lui plaisait. L'odeur indisposait de plus en plus les autres clients. Appelé par la vendeuse, le patron dit à Pierre: "Prenez ces paires de chaussures et c'est bon, ce sera gratuit pour vous...Mais allez dehors, et vite!" Et Pierre de demander, alors:

"Et si je lâche un pet, j'aurais peut-être une boîte de cirage, en prime?"

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 18:32
extrait de "Krampouezh-saocisse"

extrait de "Krampouezh-saocisse"

 Un "traficant de vieilleries" (un brocanteur quoi!) de Rennes était venu chiner dans la campagne autour de Corseul afin de s'accaparer des bibelots pour trois fois rien et les revendre un prix astronomique. Il arriva dans une cour de ferme. Là il vit un chat qui léchait du lait dans un bol qui semblait dater d'Hérode. S'approchant, il s'aperçut que c'était une écuelle de l'époque des romains.

  Le paysan était là, debout sur le seuil de la porte. Et le marchand de dire, l'air détaché et avec l'accent du pays. "Ma femme serait trop contente d'avoir un si beau chat. Il est à vendre? - Oui, volontiers; allez,  deux cents euro et le marché est conclu. - Bien, tope-là alors, dit le marchand." Et après avoir dégainé deux billets de cent euro il osa demander: "Je prends le bol avec, puisqu'il est habitué  à boire dedans. - Cà, tu ne feras pas, dit le paysan. Ce bol restera ici . Grâce à lui, j'ai déjà vendu quinze chats depuis le premier de l'an."

An douraer douraet...(l'arroseur arrosé?)

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 11:01
Un fin pêcheur (extrait de "Krampouezh-saocisse")

Un fin pêcheur (extrait de "Krampouezh-saocisse")

  Ils sont tellement mordus certains  pêchous, qu'ils sont incapables de se retenir d'aller taquiner les poissons avant l'ouverture de la pêche. Mathurin est de cette espèce.

 Un matin, sitôt le jour levé, le voilà en route sur son vélo, sa gaule à pêche et son panier sur l'épaule, vers un coin isolé et désert. A peine avait-il mouillé sa ligne qu'arrivait un promeneur. Celui-ci s'approcha du pêcheur pour questionner: "Alors, çà mord? - Si çà mord? oui  sûr, çà mord et çà ne fait pas semblant. Les truites sautent sur le ver comme si elles étaient heureuses de se faire prendre. Hier mon panier  était plein à bloc. - Vous savez à qui vous parlez?- Gast, pas du tout, répond Mathurin. - Je suis le nouveau garde-pêche.- Regarde donc! et vous, vous savez qui je suis moi? - Non! dit l'autre. - Ecoutez: moi,je suis le plus grand menteur du pays!"          

 Mathurin était capable de faire avaler des couleuvres à n'importe qui.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:01
Ar pezh kaer! (la belle affaire) tiré de'krampouezh - saocisse ' de Giraudon/ Lossec /Nono
Ar pezh kaer! (la belle affaire) tiré de'krampouezh - saocisse ' de Giraudon/ Lossec /Nono

Ar pezh kaer! (la belle affaire) tiré de'krampouezh - saocisse ' de Giraudon/ Lossec /Nono

Une fois une femme de Binic était allée à Saint-Brieuc pour acheter quelques affaires. Elle n'avait guère l'occasion d'aller comme çà à la grande ville. Elle avait pris le train à patates* et était descendue  à la petite gare. Elle n'était pas allée directement chez Danet, le pharmacien, acheter des médicaments pour son mari, mal fichu à cause d'un coup de froid, pris en jouant aux boules sur le champ de foire... Non, elle n'avait pas fait cette course d'abord, mais elle était allée quand même pour lui chez Caillet-Laporte. Une fois entrée à l'intérieur de la boutique, elle demanda: "Vous auriez quelque chose pour tenir raide les cols de chemise? -Ce sont des baleines que vous cherchez, madame, répondit le marchand. -Ma foi oui donc!

-Combien vous en voulez? - Deux ma foi, une pour chaque côté , à gauche et à droite. Et combien je vous devrai pour çà? - Oh! rien, pour deux baleines, ce sera gratuit.

-Gast, c'est pour rien! Mettez m'en une douzaine alors, à ce tarif-là!"

*Le train à vapeur Paimpol/St Brieuc (voir plus haut l'article du 23/10/2016)

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