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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 09:58
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:57
Tout passe. extrait d''istorioù farsus' de Naig Rozmor-Mersi, Marion!
Tout passe. extrait d''istorioù farsus' de Naig Rozmor-Mersi, Marion!

Les choses passent...

Plasenn vourc'h, gwechall, hep skol-veur evel just...hag hep 'Nana' met gant tadoù-kozh!

Plasenn vourc'h, gwechall, hep skol-veur evel just...hag hep 'Nana' met gant tadoù-kozh!

Tout passe...

Trois pépés, sont tous les jours après manger à soleiller sur un banc devant une université.

Tous les jours aussi passe devant eux une jolie étudiante, belle comme le jour , en se pavanant tant qu'elle peut... et tous les jours aussi, en lorgnant une telle super-nana, les trois vieux disent ensemble:

- He...e...e...Oui!

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 23:13
extrait de 'istorioù farsus' de Naig Rozmor; merci Marion! Glebet ' vez gwalc'het, sec'h ' vez naet! (mouillé c'est lavé, sec c'est propre)

extrait de 'istorioù farsus' de Naig Rozmor; merci Marion! Glebet ' vez gwalc'het, sec'h ' vez naet! (mouillé c'est lavé, sec c'est propre)

Le chat lavé.

Une fillette a lavé son petit chat, qui en est mort. Son père la gronde:

-Ah çà, qu'il dit, il ne faut pas laver les chats; ils ne supportent pas l'eau; tu vois maintenant? Quand on les lave , ils meurent.

-Ce n'est pas quand je l'ai lavé qu'il est mort, c'est quand je l'ai tordu (pour l'essorer).

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:50

La littérature bretonne est riche en nouvelles plus ou moins acides, où la duplicité des uns joue souvent avec la duplicité des autres. C’est commun à beaucoup d’autres littératures, mais c’est toujours bon de rire aux dépens des autres…

Yvon Crocq était justement un écrivain breton très célèbre de son temps pour ses nouvelles. Ici, le tavernier profite du joueur de bombarde avant de lui demander de payer… mais le joueur de bombarde a plus d’un tour dans son sac !

Yann ar Bombarder, pe ar gouriz plouz

Da ostizien va Bro

Gwechall gwechall, neb n’en doa ket daoulagad a oa dall. D’an amzer-se, Yann ar Bombarder a rede ar vro, brudet dre ma veze dalc’hmat o vont-dont eus an eil maner d’egile, hag a dreist holl eus an eil tavarn d’eben, gwech war e dreid e-unan, gwech war gein eskernet un teuz a varc’h : ur marc’h Laouig ken treut ma c’houlenne an dud digant Yann penaos ne veze ket troc’het dre an hanter gant livenn gein ar marc’h !…

*

Yann ar Bombarder ne rae nemet pismigañ an ostizien. Ur wech edo o tistagañ ur rouladenn en un davarn, ha kalz a dud a deue eno d’e glevet o son ar vombard : ha setu Yann deut mat d’an ostiz, dre ma sache dour d’ar vilin. Met chistr an ostiz o vezañ trenk, an dud a nebeutaas ; an ostiz a yenaas ouzh Yann hag a c’houlennas digant ar bombarder arc’hant e voued hag e evaj, pe e vije krouget.
– Ma ! eme Yann, mont a rin d’ar groug neuze mar fell deoc’h, rak arc’hant n’am eus ket ; met koulskoude ur gavadenn am eus graet : penaos lakaat ar chistr trenk da zousaat.
– Dres ! eme an tavarnour, a zo mat evidon-me. Gwerzh din da gavadenn. Pegement e fell dit kaout ?
– Pemp skoed warn ugent, pe netra.
– Emaomp e-barzh ; koulskoude ker eo.
– Ac’hanta, emañ Yann, setu amañ va c’havadenn : ret eo fardañ ur gordenn blouz, hir ha stank ; treiñ anezhi seizh gwech nav dro en-dro d’ar varrikenn, ha div ur goude, an evaj an trenkañ a deu da vezañ dous-mel.

*

Hag int kerkent d’ar bern plouz, da fardañ ar gordenn vurzhudus, an ostiz o sachañ plouz diouzh ar bern. Yann o kordennañ dre ma tenne, hag o pellaat bep an tammig. Ar bombarder a zegouezhas evel-se betek an hent ; eno e kinnigas daou liard d’ur paotrig evit treiñ ar gordenn en e lec’h. Ar paotr a droas, hag an ostiz a denne plouz diouzh ar bern.
…Penaos ‘ta ? Yann, tapet pemp skoed warn ugent gantañ, a droc’has kuit en ul lavaret « n’eo ket un touell touellañ un toueller. »
N’eo ket ret lavaret e chomas trenk chistr an tavarnour. Hemañ avat a drenkas muioc’h-mui e spered outañ, ken na droas e dammig empenn e laezh kaouledek, pa welas e oa bet touzet gant Yann ar bombarder.

*

Hag abaoe eo deut ar c’hiz dre ar Vro da lavaret eus un ostiz, pa n’ez a ket mat an traoù gantañ en e stal : « Hemañ en deus tapet ur gouriz-plouz. »

Ur bombarder (sonneur à la bombarde)

Ur bombarder (sonneur à la bombarde)

Yann, le joueur de bombarde ou la ceinture de paille.

 

Aux aubergistes de mon pays.

 

 Autrefois il y a longtemps, qui n'avait pas deux yeux était aveugle. En ce temps-là, Yann le joueur de bombarde courait par le pays, connu parce qu'il était constamment à aller et venir d'une manière ou d'une autre, et surtout d'une taverne à l'autre, des fois seul à pieds, des fois sur le dos osseux d'un fantôme de cheval. Un cheval (Laouig*1) si maigre que les gens demandaient à Yann comment çà se faisait qu'il n'était pas coupé en deux par la colonne vertébrale de l'animal!

*

   Yann le joueur de bombarde ne faisait jamais rechigner les hôteliers. Une fois il eut à donner une aubade*2 dans une taverne et beaucoup de gens venaient là l'écouter jouer de la bombarde. Et voilà yann bien venu à l'auberge puisqu'il apportait l'eau au moulin*3. Mais le cidre de l'auberge devenant aigre, les client diminuaient; l'hôtelier refroidit Yann en  demandant au musicien de payer sa nourriture et sa boisson, ou il serait pendu.

  Bon! dit Yann, j'irai à la potence alors, si vous le souhaitez, car de l'argent , je n'en ai pas; Mais pourtant j'ai fait une découverte: (je sais) comment adoucir le cidre aigre .

  -Parfait ! dit le tavernier, c'est bon pour moi. Je t'achète ta trouvaille. Combien tu veux?

  -Vingt-cinq écus, ou rien.

  - Nous sommes d'accord; mais c'est cher.

  -Eh bien, répondit Yann voici ma découverte: il faut préparer une corde de paille, longue et dense, la tourner seize fois neuf tours autour de la barrique, et "en deux coups les gros"*4, la boisson la plus aigre devient douce comme du miel.

*

 Et les voilà bientôt au tas de paille, à préparer la corde fantastique, l'aubergiste tirant la paille du tas. Yann cordant au fur et à mesure qu'il tirait, et en s'éloignant chaque fois un petit peu. Le musicien arriva comme çà jusqu'à la route; là il offrit deux sous à un garçonnet pour tourner la corde à sa place. Le garçon tourna, et l'aubergiste soutirait de la paille du tas.

   ... Comment donc? Yann qui avait reçu vingt-cinq écus s'esquiva en disant "ce n'est pas une tromperie de tromper un trompeur". 

   Il n'est pas nécessaire de dire que le cidre du tavernier restera aigre. Mais celui-ci lui aigrit de plus en plus l'esprit, à tel point que son bout de cerveau tourna en lait caillé, quand il s'aperçut qu'il avait été estampé par Yann le joueur de bombarde.

*

  Et depuis, c'est devenu la mode par le pays de dire d'un hôte, quand çà ne va pas bien dans sa boutique: " Celui-ci a attrapé une ceinture de paille."

*1-Laouig= tonnelet; poétique pour un nom de cheval!

2- Distagañ ur  rouladenn. Interprétation d'après le contexte: rouladenn ??? 

3- Il attirait les clients, sans doute.

4."div ur goude" expression non retrouvée.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 00:23

– Ar re-mañ a zo mut, kollet ar c’homz ganto ; piv ‘oar, marteze ez eus un dra bennak aze dindan. Daoust ha ne vefe ket Paol Gornek, Paolig Lost-Hir, o c’hoari e baotr war an daou-mañ ? Eo, sur a-walc’h,

NEBEUT A DRA (fin)

   -Ceux-ci sont muets, ils ont perdu la parole. Qui sait, peut-être qu'il y a quelque chose là-dessous. Est-ce que çà ne serait pas Paol Gornek, Paolig Lost-hir*1, en train de se jouer d'eux sur ce coup-là? Si bien sûr, puisque vous voyez comme ils sont mal fagotés !...

 Et en pensant à çà, les hommes restaient fort inquiets; et les femmes toutes troublées, faisaient vite vite le signe de Croix sur leur poitrine.

  - Et si quelqu'un de nous courait vous chercher le prêtre? Demanda Moumoulig aux couple.

  Pascalig et Soizig échangèrent leur regard, mais aucun mot ne trouva la route pour sortir de leur bouche. Et la peur et la terreur augmentait parmi les hommes; et les femmes tremblaient comme un tas de feuilles sèches; et Jakez Tort, tailleur (....), le grand escogriffe sur ses deux jambes, prit ses souliers pour courir chercher le prêtre.

   Il ne fut pas longtemps à faire son tour. "Paix à cette maison, dit monsieur le Curé en arrivant, béni soit Dieu aux vivants, et bon repos aux morts!" Et il approcha du lit.

  - Comment , mes amis, le mal est-il arrivé à travers votre corps?

  Dans le lit clos toujours pas de mot! Mais Gaidou se chargea de répondre:

  - Non ,Mr le Curé; Ils ne parlent plus...Le diable est sur eux?

 Monsieur le Curé les examina minutieusement.

  - Oui qu'il dit. Un diable muet. Bon ! Pour faire revenir leur parole, il faudrait offrir quelque petite chose au saint et à notre église: un sou là, ou plutôt deux et une chemise !

  Les deux filles du Sieur C'hwezhfall du manoir des Avaloùdouar fouillèrent résolument les armoires. Pascolig les regardait avec peine, comme un malade moribond, avec l'envie de parler sans pouvoir prononcer le moindre mot. Soazig, sur son séant , grognait tout son soûl, et son regard noir fusillait les deux fouineuses effrontées. Moumoutig avait promené ses griffes plus ou moins fourchues dans l'armoire à lait.

  -Voilà ici, Monsieur le Curé, dit-elle, je ne trouve pas une becquée, là, dans la maison; mais une petite douzaine d'oeufs j'ai déniché, et si vous aviez la bonté de les offrir au saint pour lui demander de guérir les gens d'ici, ou au moins de les délivrer au plus tôt.

   Monsieur le Curé prit les oeufs du Saint !

   Che était de son côté à "turluter" dans l'autre armoire et à fouir au mieux les habits et chemises.

   "Voici ici, Monsieur le Curé, qu'elle dit, une chemise plutôt  joliette et que vous aimerez vendre au profit du saint, tenez, elle est là ici!

  Et Monsieur le Curé prit la chemise du saint. Il s'apprêtait à sortir avec les oeufs et la chemise quand Soazig rebondit au bord de son lit.

  

NEBEUT A DRA (fin)

 - Hep !pep! pep! qu'elle fait, laissez ces choses là, bon sang ! Rendez-nous la chemise de noces de Pascolig, et les oeufs de ma poule jaune!

  Pascolig tira alors sa tête dehors et dit, en riant à sa vieille:

  -Décidément, Soazig, une femme n'est pas maîtresse de sa langue; enfile vite tes habits ; le chaudron est là sur la table à attendre, puisque tu as parlé la première, tu es celle qui chaque soir devra échauder la vaisselle !

  Et il expliqua devant tout le monde pourquoi ils avaient été muets tous les deux, un petit moment. Tellement que ceux qui étaient dans la maison se mirent à rire et Monsieur le Curé même ne resta pas à la traîne derrière les autres.

  Soizig enfila sa robe, et un peu honteuse, se mit à débarrasser la table. Au moins, si elle avait perdu d'un côté, de l'autre elle avait gagné puisqu'elle avait évité que les oeufs de sa poule jaune, et la chemise de noces de Pascolig n'aillent avec le saint.

  Ainsi est mon histoire, lecteurs, croyez-en ce que vous aimez; mais dites-moi, est-ce que ce n'est pas là beaucoup de bruit pour "peu de chose" ???

FIN

1:Paol Gorneg (paul le Cornu): Nom du diable.Ou Paolig lost-Hir (Paulo à la queue longue), variante

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 01:15
suite et partie 2/3

suite et partie 2/3

  Après un instant de silence,la langue de Soizig se remit en route, car elle avait une idée.

   - Bon dit-elle, puisque on n'arrive pas à s'entendre, Paskolig, voici le mieux qu'on puisse faire: celui de nous qui parlera en premier, qui dira le premier mot, celui-là lavera les assiettes et débarrassera la table, pas seulement ce soir, pas une fois ni deux fois, mais pour toujours, aussi souvent de fois qu'il faudra le faire.

  - C'est d'accord, dit Paskolig. Tu es prête? Alors on commence!

   Et à partir de là , il n'y eut plus un mot entre eux. Soizig ne traîna pas pour dire et boucler sa Prière et monter dans le lit-clos. Paskolig, lui, fit d'abord un petit tour dehors, pour...voir la nuit , avant d'aller s'allonger à côté de sa vieille. Mais aucun d'eux n'osa prononcer le moindre mot, de crainte d'avoir chaque soir les choses à débarrasser de dessus la table...

  Le lendemain, c'était dimanche: les deux époux restèrent faire la grasse matinée. Le soleil était haut et ils étaient encore "à nourrir les puces"*1 sous leur couette de bale... Cependant les gens, la grand-messe finie, en passant devant la maison des dormeurs, s'étonnèrent de voir encore closes porte et fenêtre.

  Tin Vras, ou le maître de Lantiked ( je ne me souviens plus très bien car je deviens amnésique en prenant de l'âge) poussa d'abord sur la porte; et aucune voix ne répondit à l'intérieur de la maison.

  - Forçons la porte, dit Kolaig Muzelleg, et allons voir dedans!

  - Non,non, cent fois non, dit Gaidou ar Gapenn, par la fenêtre c'est mieux pour aller dedans!

 En l'entendant, Jazez Tort, tailleur(.............*2), un grand escogriffe sur ses deux jambes, leva le bras droit et à coups de sabot, brisa la vitre de la fenêtre. Aussitôt Noun Lopez et Yann Cheulk, deux meuniers, montèrent à califourchon sur la fenêtre, sautèrent dans la maison  et ouvrirent la porte de l'intérieur.

  Aussi vite le local était plein plein de gens. Se trouvaient là, en plus de ceux que j'ai nommés, Lan Gabouig et Lomig C'hoarzhato; Maoutig Kernoc'h, Monsieur C'hwezhfall*3 du manoir d'Avaloù douar*4, avec ses deux filles, Che  et Moumoutig, Kazel- ouzh-Kazel; Gabriel et Vinsant Pibenn, le soleil chaud avec eux*5; Et moi je sais qui d'autre encore!

  Et que pensez-vous qu'ils virent dans la maison? Les deux propriétaires dans leur lit: Soizig tournée vers la cloison, et Paolig dont la tête était bien cachée sous le drap.

   - Quoi, ils sont morts ? dit Lomig c'hoarzhato.

  Paskolig reposa sa tête de dessous les couvertures, et Soizig se retourna , le regard noir.

   - Ils sont encore vivants, s'exclamèrent-ils tous, puisqu'ils ils bougent.

  Jakez Tort, le tailleur.(..............*1), éleva la voix:

   -  Décidément, les mollusques, est-ce qu'il n'est pas temps encore de vous extraire de là? Répondez-nous, Vous n'avez pas honte  de rester aussi longtemps à fatiguer ainsi affalés? "Satornalik et pluskderv"*6! Dites-nous quelquechose au lieu d'écarquiller aussi bizarrement vos yeux, comme si vous cherchiez à avaler chacun de nous, l'un après l'autre!...

   Dedans le lit clos, ,personne ne desserra les dents.

  - Ja...Ja...Jamais autant! dit Lan Gabouig qui était bèque et bafouillait un peu. Chi...Chi...chaka  tonnerre! Què...qu'est-ce qui vous arrive?

   Che, la fille du sieur C'hwezfall éclata de rire tellement que retentirent avec elle les écuelles, cuillères et couverts sur la table.

 - Ce n'est pas étonnant, dit-elle entre deux fou-rires, ils ont mal au ventre pour avoir mangé trop de bouillie d'avoine au souper: voici là leurs restes sur la table.

Tout le monde rit à sa suite, mais Pascalig ne fit rien malgré çà, pas plus que Soizig, et voilà que tous prennent peur:

   suite & fin demain, marteze/peut-ëtre

1-roupiller; mais l'expression bretonne est si amusante!

2-Kemener laer an Ti-All: je n'arrive pas à traduire.kemener=tailleur; laer:voleur; an Ti-All=de l'autre maison-(mais avec majuscules??)-

3-c'hwezfall: sent mauvais.

4-Pommes de terre.Peut-être que les autres noms propres cachent des jeux de mots qui m'échappent !!

5-probablement qu'  "ils avaient chaud aux oreilles", ayant forcé sur le cidre?

6- jurons??

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 00:32
Nouvelle d'Yvon Crocq (1885/1930)

Nouvelle d'Yvon Crocq (1885/1930)

La littérature bretonne est riche en nouvelles, et l’écrivain breton Yvon Crocq est l’un de ses meilleurs nouvellistes. Il se moque ici de la mauvaise foi et du ridicule qui surgissent souvent de la routine conjugale, en demandant méchamment qui doit faire la vaisselle…

La mauvaise foi nourrit la mauvaise foi, le ridicule nourrit le ridicule, et les époux se retrouvent en chemise de nuit devant tout le village, qui en vient à se demander si ces époux ne sont pas possédés par le démon… On court chercher le curé.

Mais le curé saura-t-il guérir les époux ? Qui sait jusqu’où la mauvaise foi et le ridicule peuvent aller ?

En voici "ma" traduction:

Peu de chose

   "Peu de chose" c'est quelquefois la cause  des plus graves choses; et ainsi , est-ce qu'une flammèche de paille  ne peut être capable de mettre un méchant feu à prendre dans votre maison? Et pourtant une flammèche  est peu de chose, n'est-ce pas?

   Mettons encore que vous avez mal à votre petit doigt* à cause d'une épine ou d'un petit abscès quelconque. Bon! Une telle chose est suffisante pour vous mettre à vous plaindre; et pourtant une épine, un abscès, c'est peu de chose, n'est-ce pas?

   Tout ceci pour vous dire qu'il n'y a de paix durable, ne vont parfaitement les choses dans les maisons, entre les époux que si le monde tourne comme ils le veulent. Sauf si peu de chose se met entr'eux: à partir d'un petit rien, germe  la discorde entr'eux, et trop souvent hélas! querelle et tonnerre, feu et guerre. Mais ne croyez pas, écoutez !

  Autrefois (et depuis il n'y a pas si longtemps que çà, car je ne suis pas encore âgé), autrefois habitait dans ma paroisse deux jeunes époux. Jeunes mariés ils étaient et rien ne leur était encore arrivé de grave; dans un hameau éloigné ils vivaient, sans gros soucis et sans inquiétude, sans grand bruit et heureux.

  Paskolig, le chef de famille, était souvent à travailler à la journée à la campagne et ne rentrait à la maison que pour chercher son souper, son lit et sa femme. Celle-ci, Soizig passait son temps à s'occuper de sa vache, à ordonner le petit fardeau de sa famille et à raccommoder et à rapiécer des habits et des tricots.

  Chacun d'eux se mêlait de ses choses, et comme çà, il n'y avait pas de brouille entr'eux. Un détail avait été décidé d'un commun accord quand ils s'étaient mariés: comment chacun à son tour devrait laver les assiettes après le souper. Ceci est peu de chose direz- vous, car il n'y a   à jeter un petit coup d'eau que par-dessus  deux assiettes. Qu'importe, vînt le moment  où ce petit rien brisa la paix qui régnait entre les deux époux. Car un samedi soir, Paskolig et Soizig avaient dîné d'une bouillie d'avoine passée et de lait ribot frais droit venu de la baratte. Bon, après souper, et sans dire un mot,le chef de famille mit un peu de feu à sa pipe pour enfumer ses trous de nez, et sa femme commença son travail: faire un bout de tricot. Mais pendant ce temps-là, les restes du souper restaient sur la table; le chaudron, avec un petit peu de bouillie encore dans le fond et de la croûte sur les bords, les assiettes, les cuillères. Mais bientôt, la voix de Pascolig s'éleva plus rudement que d'habitude:

 - Il est temps de débarrasser la table , tonnerre, dit-il.

  - Qu'est-ce que tu attends? répondit Soizig.

  -C'est ton tour, je crois bien: vite, prends une lavette et sans moufter!

  -Ce n'est pas mon tour , dit l'autre; n'est-ce pas hier qu'on avait des pommes de terre en robe des champs à souper ?

  -Ma foi! Mais je m'en fous de çà, et des patates, et de leurs épluchures; Mais hier c'était vendredi et c'est moi qui ai lavé la vaisselle. Je me rappelle très bien.

  -C'est pas vrai!

  -C'est vrai!

  -Non !

  -Si!

   Ils se lancèrent l'un l'autre des regards noirs,mais çà s'arrêta là et c'était bien ainsi. S'ils avaient été plus agressifs l'un envers l'autre, ils seraient allés plus loin et pour... peu de chose cependant.

  A suivre/ da heuliañ

*J'avais fait une erreur de traduction dans un premier temps en faisant de ho piz bihan "vos petits pois". Ce qui ne collait pas et me faisait commenter:"Je n'ose imaginer  ce que le narrateur appelle ainsi... en ce cas, est-ce vraiment "peu de chose-un petit rien- / nebeut a dra"!!

en fait il s'agit de Biz bihan, dérivé "piz "bihan derrière "ho", et qui devient votre petit doigt. On comprend mieux. Comme quoi, un petit rien...!

Merci au commentateur clairvoyant et à sa réaction immédiate.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 00:04

Bitekle (50 ème auberge à mi-chemin du paradis breton).

 

bitekle-e-Brezhoneg.jpg

Fanch: Reste tranquille. Laisse -moi lui parler! Et elle verra! Hopala ! Soaz! Soaz ! Ma poulette! Tu as réussi ! Tu as fais bon voyage toi aussi?

Soaz: si j'ai fait..., oui! Tu le vois ,non?

Louï: Tu ne te la connais plus. Donne de la place. C'est mon tour. Je vais lui parler maintenant. Soaz... Tu penses encore à moi.

Soaz: Oh! oui diable ! J'ai bien pensé à toi, bien sûr. Et à vous deux ! toi et ton jus de chique jaunâtre à couler hors de ta bouche sur ton menton et l'autre avec ses bouts de genoux tordus et ses yeux rouges à loucher sur son nez pourpre .

Louï: Putain de putain! Tu n'as pas changé beaucoup! Tu as un peu vieilli mais tu n'as pas changé énormément.

Fañch: donne de la place: à mon tour maintenant! justement, nous parlions de toi tous les deux... et on disait...

Louï: On ètait en train de dire...et de se demander si tu viendrais un de ces jours.

Fañch: Voilà... On attendait un peu tout en buvant un petit coup...A boire un petit coup tout en attendant un peu quoi... à penser : Peut-être que Soaz va venir... embarrassés nous étions à ton sujet et on commençait à se faire du mauvais sang...

Louï: çà c'est vrai ! à penser que tu serais  peut-être passée devant nous sans nous voir, sans même faire attention à nous. Et juste là, tu es entrée.

Soaz: Il n'y avait aucun danger pour moi de passer devant vous, avec le bruit que vous faites tous les deux. On  entendait le bruit persistant depuis la porte . Deux oiseaux de nuit que vous êtes, je vous le dis. Deux polissons, deux perdrix, oui !

Fañch: Ma poulette!

 

Soaz: Ta poule pondeuse te dit de fermer ta bouche !

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 16:53

Les champignons: d'après une scène écrite par Pêr-Jakez Helias

Jakez et Gwilhoù sont au restaurant à Quimper...

Ar-boued-touseg.jpg

Les champignons.
Jakez: Ma, Gwilhoù, nous voici bien assis ici tous les deux, devant la fenêtre. Et pour une fois, nous prendrons un repas dans le plus grand restaurant de Quimper...Regarde quelle belle salle, mon fiston.!... des miroirs de tous les côtés, des nappes blanches et des bouquets de fleurs  sur les tables. Ici les choses sont riches, mon gars et propres!... Un plaisir pour les yeux.


Gwilhoù: Trop riche Jakez... çà ne me va pas bien. Pourquoi tu m'as emmené dans un tel endroit?...Moi je suis ici dans l'embarras, car je ne suis pas assez habitué aux manières des gens riches.


Jakez: Ah ça! Gwilhoù t'es drôle toi! Les gens riches mangent la nourriture avec leur bouche, comme les pauvres. Seulement, ils auraient un  plus gros ventre, quelquefois.


Gwilhoù: Oui, donc. Mais ici il n'y a plus que des grosses têtes de la ville à venir manger. Regarde le monsieur bien habillé, à l'autre bout de la salle, avec une chaîne de montre en or sur son estomac. Et la grosse dame derrière ton dos, quel chiqué elle fait,  donc! "chistrouenn" pourri! bouche "minergez"!


Jakez: Et quoi encore? juste, il nous faut montrer à tous que les gens de la campagne ne sont pas plus bêtes que ceux des villes. Ce serait même le contraire, je ne dis pas.


Gwilhoù: Ta, ta, Jakez. J'aurais préféré trouver de la place comme d'habitude dans le bistrot de Fañchig Kamm, sur la place de Saint-Malo, à manger ce qu'on a apporté avec nous de la maison. Selon la mode, maintenant, les serveurs ne savent pas parler breton, hélas. C'est dommage!


Jakez: Le  pire est pour eux, Gwilhoù.


Gwilhoù: Ma foi, oui , donc. Mais comment je ferai mon compte moi? C'est bien pour toi, Jakez. Tu as été assez intelligent pour apprendre le français, mais ma tête à moi est trop dure et je suis devenu trop vieux.


Jakez: Gwilhoù, je sais le français, mais depuis l'époque que j'étais employé par un vieux médecin; Dieu lui pardonnera! toi tu n'es pas obligé de dire quoi que ce soit. Tu n'as qu'à me regarder et  faire la même chose...Mademoiselle!...


Gwilhoù: Jakez! Jakez! un jour tu seras perdu par ton orgueil. exactement comme ta femme Katellig- toull-seo.


La serveuse: Bonjour messieurs.


Jakez: Bonjour Mamazell, apportez-nous à manger, s'il vous plaît.


La serveuse:                 )Bien, ces messieurs ont vu le menu?


Jakez: Non mais çà ne fait rien. On n'est pas difficile.


La serveuse: Tout de suite messieurs.


Gwilhoù: Jakez, tu es fort en français, mon ami. Meilleur que la demoiselle déjà. Mais pourquoi elle me regarde avec des yeux si noirs. Je ne suis pas assez bien pour elle?


Jakez: Ton chapeau,Gwilhoù, ton chapeau!


Gwilhoù: Et quoi avec "ton chapeau, ton chapeau! "Comment, il n'est pas bien ce chapeau? Un chapeau de "sept bouloutenn", nouvellement recouvert par du velours entièrement. Tu n'as pas honte de montrer à tout le monde tes cheveux gris et ton front chauve?


Jakez: Je préfèrerais avoir des cheveux blonds et frisés, c'est sûr. Mais en ville, Gwilhoù, c'est la mode d'enlever son chapeau dans les grands restaurants. C'est une marque de respect.


Gwilhoù: une marque de respect? tonnerre! pour qui ? J'enlève mon chapeau devant Dieu le père, dans l'église, , devant les morts, bien sûr, et pour aller me coucher. Seulement quelquefois, quand je suis trop fatigué, je vais dans mon lit chapeau et tout. C'est ainsi. Autrement rien. Je ne fais rien!


Jakez. Bon, bon! il faut éviter de faire du bruit pour pas grand-chose. Garde avec toi ton chapeau "bouloutenn" calé sur tes oreilles de peur qu'arrive un coup de vent quelconque qui l'emporte et ta damnée tête laide à suivre, sale  animal.

Ar boued-touseg1

 

Gwilhoù: Il y a une grande brouille entre nous, Jakez à cause que je ne te fais pas honneur devant les dames de la ville. Mais pour rien au monde je ne changerais mes façons. Tu n'as pas à me faire de reproches. Le renard doit mourir dans sa peau.
 

 

Jakez: C'est assez, Gwilhoù. Cependant, si tu aimais...
 

 

Gwilhoù: Rien! J'ai été conduit ici par toi pour déjeûner. Il est grand temps d'avoir une bouchée quelconque et il n'y a encore sur la table, ni croûte,  ni mie.
 

 

Jakez: Attends donc, goinfre...Voilà la serveuse de retour avec le pain.
 

 

La serveuse: Voici le pain, Messieurs.
 

 

Gwilhoù: Ah! Ils ne sont pas grands les morceaux de pain. Et comme ils sont minces. On voit clair à travers, ma parole! Et comment on va faire, tous les deux avec si peu de pain! A peine s'il y a assez pour remplir le ventre d'un moineau. Sainte Anne!...Peu importe...Je vais prendre mon couteau.
 

 

Jakez: Ton couteau! ici il y a assez de couteaux. Chacun a son couteau à côté de son assiette.
 

 

Gwilhoù: Je vois. Mais ce couteau a un bout rond, et en plus il ne couperait même pas un morceau de tabac à chiquer. Qu'est-ce que je ferais avec un couteau à bout rond pour virer les morceaux de viande qui resteront entre mes dents ?
 

 

Jakez:  Tu nettoieras tes dents après être sorti de cette maison. Ce n'est pas une chose à faire devant le s gens de l'extérieur.
 

 

Gwilhoù: Ah, voilà une autre affaire. Je te  le jure: jamais plus je ne mettrai les pieds dans ces espèces de trous. Tonnerre! Aucune liberté de faire quoi que ce soit! interdit toujours ! Pouh!...
 

Jakez: Cht... cht... Paix en Dieu. La serveuse!
 

La serveuse: Voilà les hors-d'oeuvres messieurs. Quoi vous allez boire? de l'eau, de la bière, du vin?

Gwilhoù: Du vin on va boire, sûrement!

Jakez: Regarde donc! je croyais que tu ne savais pas un mot de français? Quel oiseau rare est ce Gwilhaouig-là? Quand on parle de vin il retrouve son parler tout de suite. Cette  bouteille de vin coûtera cher, mon garçon.

Gwilhoù: Cher, ou bon marché, tu paieras la dépense. Mourir de faim m'irais encore, mais mourir de soif, jamais ! Et boire de l'eau de la rivière, là  où on déverse les seaux d'eau sale et le reste, non!

Jakez: Gwilhoù, Gwilhoù, qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui? Tu me fais honte. Mange donc! et la paix ensuite...cht... 

Gwilhoù: Manger quoi ? Je ne sais pas quelle sorte de nourriture diabolique est là devant moi.
 

Jakez: Mange toujours ! T'es pas obligé de savoir. Tu as peur d'être empoisonné, homme couard? Cht...cht... Mange!...

Gwilhoù: Jakez, tu ne trouves pas cet aliment écoeurant ? C'est quoi?

Jakez: Toi, tu es ècoeuré, pas moi. Ce sont des betteraves rouges.

Gwilhoù: Des betteraves rouges! Bon pour les vaches!

Jakez: et pour les personnes aussi. J'en ai mangé plusieurs fois chez le vieux médecin. C'est bon. Assez bon, tout au moins.

Gwilhoù: Jakez! et ceux-ci?... Ce sont juste comme des carottes blanches, regarde!

Jakez: Ah! ceux-ci je ne sais pas, Gwilhoù. Je vais être obligé de mettre mes lunettes pour voir sur le bout de papier. Attends, attends... " Salade de concombres"... Sept cent barriques de tonnerre! Je n'ai jamais entendu d'information sur ce genre de nourriture ! Mais peu importe , ce devrait être bon. Sers-toi Gwilhoù, s'il te plaît.

Gwilhoù: Non, Jakez, prends d'abord.

Jakez: "Salade de concombres!" Sac du diable! qu'est-ce que çà pourrait être les concombres? Tiens toi Gwilhoù, mon gars. Le premier service est à toi, parce que c'est moi qui t'ai invité.

Gwilhoù: Non Jakez, c'est à toi de goûter, parce que tu connais la nourriture des villes mieux que moi.                                                               

 

ar-boued-touseg-2.jpg

Jakez:  Quand même, je prendrai un petit peu.
 

Gwilhoù: Quel goût çà a Jakez?
 

Jakez: Le goût de navet glacé. Tonnerre de feu !...

Gwilhoù: Du fumier! Du fumier! Ah Jakez. Je regrette mon lard et ma miche de pain de seigle. Voilà de la nourriture de Chrétien !
 Jakez: Et les autres plats! celui-ci au moins je sais ce que c'est. Des oeufs durs mon ami . Des oeufs de poule.

Gwilhoù: Oui, mais quelle espèce de jus noir il y a au fond de l'assiette, Jakez? On dirait du crottin de cheval chaud , pauvre de nous! Eh Je n'ai pas besoin de çà.

Jakez: Regardons sur le morceau de papier... "oeufs pochés aux épinards" ... épinards, épinards?...Je pense en avoir mangé quelquefois pendant la guerre quatorze. Mais j'étais jeune alors et j'aurais mangé du trèfle rouge.

Gwilhoù : Fidamdousik! comme on dit dans le Leon, je ne mettrais pas mes dents sur ces herbes. Non  ! Pour un tir...

La serveuse: Messieurs, voilà le plat de viande. Je regrette y'a plus de vin. Mais vous n'avez pas mangé beaucoup ? L'appétit ne va pas?

Gwilhoù: Trois mille rayons d'éclairs ! Y'a pas de vin? Mourir de soif après être mort de faim ! Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu pour avoir une punition aussi insoutenable? Jakez, Jamais je ne te pardonnerais de m'avoir entraîné dans cette galère !
 Jakez: Goûte donc ce dernier plat ! de la viande de veau tendre et qui fond sur la langue. En plus, il ya avec des petites boules aussi tendres. Ce coup-ci on est bien tombé, mon ami. Passe-moi le pain!

Gwilhoù: Ma foi oui! La cuisine est très bonne. Et au moins un petit veau, je sais ce que c'est. Les petites boulettes aussi sont de premières. Qu'est-ce que çà peut être? Si je savais ,je dirais à Marianne de m'en cuisiner des comme çà... regarde sur le morceau de papier donc!

Jakez: " Noix de veau, noix de veau ... aux... aux champignons"...

Gwilhoù: C'est quoi "aux champignons"?

Jakez: Mange toujours donc! t'as pas le droit de perdre du temps, ou autrement..

Gwilhoù: Mon pauvre petit ventre, comme c'est bon!... o, Jakez! doucement ! doucement! Laisse-moi en prendre encore quelques-uns: La moitié d'eux est pour moi !

Jakez: C'est vrai ! Mais fais attention d'avaler de travers tellement tu es pressé.

Gwilhoù: Dis-moi donc Jakez, c'est quoi des "cham...champignons"?
Jakez : à manger...

Gwilhoù: à manger, à manger, bien sûr que c'est à manger, couillon. Je sais bien.

Jakez: Ben, Gwilhoù.

Gwilhoù: Attends que j'embarque les derniers...La ! les voilà descendus...

Jakez: Boued-touseg* (des champignons)

Gwilhoù: Boued... J'ai bien entendu? Boued?...

Jakez: Oui ,ce sont des " boued-touseg".

Gwilhoù: Boued -touseg! ah! Saint Faron Benniget! Je suis empoisonné!... Je vais vite mourir à la maison! Jakez Kroc'henn,  maudit bonhomme, sac pourri d'orgueil, si je réussis à rester en vie, je ne veux plus te connaître. Forcer le pauvre malheureux gwilhoù à manger des concombres, et des champignons ! Jamais autant!

 

 

                                                                                                         Traduit d'après Pêr Jakez Helias

*Boued, encore utilisé par les pêcheurs pour désigner l'appât qu'on place dans les casiers, par exemple. signifie le manger, la nourriture, les aliments... "Boued-touseg" désigne tout ce qui est champignon.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 09:32

Alan Barvek*....


 Alan Breizh, pe Alan al Louarn (anvet ivez Alan Varvek) (910-952 e Naoned ) a oa kont Poc'her ha kentañ Dug Breizh adalek 936. E dad e oa Matuedoi, kont Poc'her, hag e vamm a oa merc'h da Alan Veur, roue diwezhañ Breizh, marvet e 907.

Alan de Bretagne, ou Alain Le Renard (nommé encore Alain Barbetorte) (910-952 à Nantes) était Comte du Poher et premier Duc de Bretagne à partir de 936. Son père était Mantuedoi, Comte de Poher, et sa mère était la fille d'Alain Le Grand, dernier roi de Bretagne, mort en 907.
 Aet e oa da chom da Vro-Saoz pa oa bugel , gant e dud, abalamour ma oa bet aloubet Breizh gant an Normanded.

 Il était venu vivre en Angleterre, enfant, avec son père, parce que la Bretagne avait été envahie par les Normands.
 E 936, gant sikour Edouarzh, mab Aofred Veur, ha war atiz an Tad-abad Yann Landevenneg en doa gwelet e oa tu da zistroadañ an Normaned, e tistroas da Vreizh ha dindan tri bloaz e kasas an Normaned kuit: ar stourm a echuas d'ar 1añ a viz Eost gant trec'h Treant.
  Emglev a reas gant Loeiz IV, roue ar Franked en doa anavezet e Bro-Saoz.

   En 936, avec l'aide d'Edouard, le fils d'Auffret le Grand, et sur l'incitation du père supérieur d'abbaye Yann Landevenneg qui avait vu qu'il était partisan de renverser les normands il retourna en Bretagne et en trois ans, il chassa les Normands.

La guerre prit fin le 1er août avec la victoire de Treant.

  Il s'accorda avec Louis IV, roi des Francs qu'il avait connu en Angleterre.

Div wech e timezas:
   E 925 e timezas Alan da Roscille Anjev (ganet war-dro 906, marvet war-dro 948). Honnezh a oa merc'h da Foulk Iañ, kont Anjev, ha da Roscille Loches, itron Villandry.
        Ur verc'h o doe : Gerberga Naoned, a zimezas da Yezekael Berengar, kont Roazhon, hag a vo mamm da Gonan Iañ.
    E 948 ec'h addimezas e Bleaz da Roscille Bleaz , c'hoar Tepot Iañ, kont Bleaz ha merc'h Gello Iañ , kont Bleaz ha Richilde de Gothie.
        Ur mab o doe: Drogon Naoned, anvet ivez Dreux, ganet en 950, marvet en 958, a vo kont Naoned.
   Deux fois il se maria:

 En 925 Alan épousa  Roscille d'Angers, (née vers 906, morte vers 948). Celle-ci était la fille de Foulk Yann comte d'Angers , et de Roscille Loches, dame Villandry.

 Ils eurent une fille: Guerbergue de Nantes, qui épousa Jézikaël Bérangar, comte de Rennes. Elle sera la mère de Konan Yann.

En 948, il épousa à Blois, Roscille de Blois, soeur de Thépaut  Yann comte de Blois et fille de Gello Yann, comte de Blois et de Richilde de Gothie. Ils eurent un fils: Drogon de Nantes appelé aussi Dreux (950,958)qui sera comte de Nantes.

Gant e serc'h Judit, marvet etre 948 ha 952, en doe tri bugel bastard:
        Hoel Iañ, ganet war-dro 930, a voe kont Naoned goude marv e hantervreur.
        Gwereg Breizh, ganet war-dro 933, dug Breizh, goude marv e vreur Hoel.
        Judit, a zimezas da Pons de Marseille.
 Gant e zaou vav bastard e sinas un akta war-dro 945.
Mervel a reas Alan Barvek e Naoned. Beziet eo eno en Iliz-veur an Itron Varia, er gêr en doa choazet da gêr-benn, ha harpet da adsevel war-lerc'h ma voe distrujet gant ar Vikinged.

   Avec sa favorite, Judith, morte entre 948 et 952, il eut trois bâtards:

 Hoël Yann, né vers 930, qui fut Comte de Nantes  après la mort de son demi-frère.

 Guirek de Bretagne, né vers 933, Duc de Bretagne après la mort de son frère Hoel.

 Judith, qui épousa Pons de Marseille.

  Vers 945, il signa un accord avec ses deux bâtards.

  Alan Barvek mourut à Nantes, la ville qu'il avait choisie comme capitale. Il y est enterré dans la cathédrale de la vierge Marie, qu'il avait contribué à faire recontruire à l'endroit où elle fut détruite par les Vikings.

 D'après Wikepia

* voir l'extrait 'Lezardrev' dans la série 'lennegezh Breizh', sur ce blog (édité le 22/01/15)

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