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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:02

Messaline-BB-copie-1.jpg

photo Marie-claude

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Published by Tad coz - dans Pour le plaisir
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 09:46

 

 

Une huître exceptionnelle dans le panier d'Éric et Lanig

Samedi dernier, Eric Thamin et son fils Lanig sont des adeptes de la pêche à pied, pratiquée à la Ville-es-Nonais sur la Rance. Ils ont fait une curieuse découverte. En amont du barrage de l'usine marémotrice, ils ont trouvé une très grosse huître à quelques mètres de la rive. Cette huître pesait 1,9 kg et mesurait 35,5 cm de longueur et 11,5 cm de large.

« Du jamais vu », confie Eric, qui aime la pêche à pied. Revenu à son domicile, à Plouguenast, il décide de l'ouvrir en la mettant sur un barbecue, pour ne pas utiliser le marteau au risque de l'abîmer. « Le mollusque y était, bien vivant ».

Il consulte internet à la recherche de savoir si cette taille était vraiment exceptionnelle. Le Guiness Book lui donne raison puisque le record du monde est détenu par le Danemark (février 2014) avec une huître de 35 cm de long sur 10,7, une huître pêchée dans les grands fonds.

Plutôt fier de sa découverte, Eric aimerait savoir si elle intéresse un spécialiste ou un scientifique capable de la dater. Son estimation se situe entre 15 et 25 ans.

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Published by Tad coz - dans Insolite
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 11:05

Diffusé hier,mercredi 23/04/14 ,dans méteo à la carte, sur FR3

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 23:40

dindan ar glav (sous la pluie)

 

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Published by Tad coz - dans nature
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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:32

File:Riou - Yun.djvu

YUN

  Yun vivait avec sa grand-mère dans une pauvre maison sur

le haut d'un tertre isolé. On le voyait

longer les talus, ramasser du bois sec dans les

champs, ou, assis à l'abri, en train de soleiller.

  Yun vivait loin des gens. Il passait

l'automne, et même l'hiver sans même descendre

dans la vallée, jusqu'à la rivière. Quelques fois cependant, quand

sa grand-mère était malade et qu'elle était contrainte de rester dans

son lit à cause des rhumatismes, Yun allait, chaque lundi

au bourg chercher un pain de cinq livres. Il allait donc,

par les sentiers ou à travers les champs, par

crainte de se trouver, dans les chemins , avec quelqu'un.

Blond, bien balancé, les yeux peu luisants, une barrette

clairsemée sur la lèvre supérieure, et, sur le menton, un

poil ou deux, Yun était illétré et timide. Il était âgé

de trente ans, et il n'avait fait connaissance 

qu'avec le vent d'orage et le soleil des tertres.

La nuit il écoutait le chant de la chouette.

 

  Un soir d'été, Il fut assis dans le jardin. Le soleil,

en descendant derrière Koad Luzeg, roussissait les chaumes.

La fumée blanche des soirées chaudes recouvrait

la rivière. Le temps était calme. Dans les arbres les oiseaux

se taisaient.


File:Riou - Yun.djvu

  Sur le tertre de l'autre côté nasillait la batteuse.

De la poussière et de la bale dorée volaient sur les ormes.

Des garçons gaillards criaient.

  Yun écoutait.

  Un rameau de houx bruissa derrière son dos. Yun

se leva soudain. Seza avait rebondi par la piste et était devant lui.

  - A tiens! Yun, tu m'as rattrapée !

    Yun la regarda.

  - A qui tu penses? demanda la jeune fille.

A une héritière, sûrement.

  Les yeux de Yun rayonnèrent.

  - Regarde, Yun et tu viendras au battage demain,

au lieu de rester ici, sur le bout du tertre, à ouvrir

ta bouche ?

  Yun ne répondit pas... Une jeune fille lui parlait

sans se moquer.

  - Tu trouveras le temps court. Ecoute là-bas...

  Yun portait son regard sur le tertre. Il dit:

  - Je ne sais pas battre le blé.

  - Tu apprendras, dit Seza. Ce n'est pas difficile d'enlever la bale

ni de balayer l'aire.

  - Et vous, vous serez aussien train debattre? demanda

Yun.

  - Sûr j'y serai. Le battage sera chez mon père. Tu viendras alors.

  - Ma! dit Yun.

  Et il tourna la tête.

  Seza, pressée, descendit par le sentier pour

aller chercher d'autres batteurs.

  Yun la regardait.

 

  Seza invita des hommes, invita des femmes.

File:Riou - Yun.djvu

  - Yun viendra battre, disait-elle en riant.

  Et les jeunes hommes et les jeunes filles libres

lui dirent qu'ils iraient aussi.

  Quand les batteuses se furent tues, Yun rentra à la

maison. A peine si il toucha àla nourriture.Il ne dormit pas

bien. Il était invité à aller sur une journée, comme un

autre homme...

  Il se leva tôt, et à sa mère qui lui demanda

où il allait il répondit:

  - Battre ! ...

 

    Sur l'aire, il y avait du tracas.

  - La barre n'est pas d'équerre.

  - Trop basse.

  -Mets debout à l'intérieur.

  - relâche le joint.

  - Un peu plus haut.

  - Là ! C'est bon.

  - Qui sera le préposé à la masse?

  Des gars approchèrent.

  La brume bleue du matin se levait des

jardins, et entre deux meules, le soleil apparaissait.

  Lan Le Kor, propriétaire de la batteuse dit:

  - Maintenant çà va être chaud pour nous.

  A cet instant, Yun arriva.

 

  Yun était gagné par le désir de travailler ! Il fut accueilli par un fou rire général. Il avait deux balais, un en bouleau, l'autre en houx

sur l'épaule. Personne n'entendit Seza appeler pour le petit déjeûner.

  - Ha ! ha ! Yun, dit Lan Le Kor, tu ne manques

de rien. Les pieus restent à planter et on



File:Riou - Yun.djvu

avait besoin d'un gars solide. Si tu n'es pas manchot,

le manche du marteau attend son propriétaire.

  - Yun, Tu n'es pas venu ici pour travailler, toi !

  Pas venu pour travailler ! Yun est pris par sa timidité.

Il reste debout au milieu de l'aire.

  - Il n'est pas d'humeur aujourd'hui, dit l'un.

  - Il faut qu'il se repose de sa prome-

nade , dit un autre batteur.

  Yun posa à terre ses deux balais et

s'approcha. Il crocha dans la masse. Il leva

l'outil au-dessus de sa tête et il frappa de toute son énergie.

Et voilà le pieu cassé !

  - Tu es un homme, Yun, dit Seza, en venant sur

l'aire.

  - Il ne faut pas frapper plus fort, dit Lan Le Kor, ou

nous devrons aller au bois, chercher d'autres pieus.

Va casser la croûte Yun, tu dois avoir faim depuis

longtemps.

  Yun lâcha la masse. Il regarda

Le Kor avec des yeux emplis de larmes. Poi-

gnant ou haineux.

 

  Les moissonneurs ont mangé leur petit déjeuner.

Les chevaux sont attachés. Les étalons des charrettes hennissent en direction des chevaux. Les garçons de l'école crient sur l'aire de la

meule et les bottes roulent au bas. Les dé-

lieurs lancent sur le plateau. Lan Le Kor, le ravitalleur du

battage, met une meule sous ses pieds pour

être mieux positionné.

  - A son tour  ! dit-il.

  Le gars aux chevaux lance des coups de fouet.

La batteuse ronfle.

  Aussitôt que les premières bottes sont battues, Lan

Le Kor crie:


File:Riou - Yun.djvu

  -Hôôô !... La batteuse n'est pas de niveau.

  Alors, au milieu de l'aire, un balai de bouleau

sur l'épaule, Yun éclate de rire, de

rire à s'étouffer.

 

  Yun fait comme on lui a dit de faire: en-

lever la bale, faire cale avec son pied pour les porteurs

de paille, charger les sacs aux porteurs de grains,

tourner la secoueuse par intermittences; délier, jeter sur le

plateau,  tirer de la batteuse et râcler sur le

tas. La sueur coule dru de son front.

  Seza lui dit:

  -Tu travailles trop, Yun; il ne faut pas éreinter ton corps comme çà.

  - Yun est un étalon , dit Le Saliou.

  - Il n'y a pas un homme qui l'égale sur l'aire,

dit Le Jaouen.

  Et Lan Le Kor :

  - Yun, viens là,  jeter sur le plateau ! 

  Et Yun  jette sur le plateau et il est seul à délier.

  - Le fouet aux chevaux, malheur rouge ! s'écrie

Lan Le Kor.

  La batteuse gronde,, le grain frémit dans la

marmite, la cheminée vomit de la poussière ; les paniers de

la secoueuse plein de paille sont durs à tourner; les por-

teurs réclament d'autres porteurs.

  Yun jette sur le plateau ... Mais aussitôt une botte

défaite, elle est tirée par un barillet.

Botte par botte l'avoine va dans le coffre, et ,

après chaque botte la batteuse résonne, vide.

  - Hei! dit Le Kor.

  Yun casse les liens, avec ses mains, à coups de

pieds .

.File:Riou - Yun.djvu

  Le Saliou filtre quelque chose dans l'oreille du ravi-

tailleur.

  - Ma batteuse est neuve lui est-il répondu.

  Et deux gerbes dans la gueule de la batteuse, tant qu'elle geint.

  Les chevaux écument avec le collier et le

trait. Un batteur crie:

  - De l'avoine aux chevaux, et à boire aux gars!...

  Le patriarche prend une poignée de paille de la

secousse et  branle la tête.

  - Hacher uniquement la paille !

  La femme arrive avec une bouteille de "fort".

  Yun s'asseoit. La sueur raye son visage

empoussièré. Seza vient le trouver:

  - Tu es fatigué , dit-elle.

  - Oui, dit Yun.

  - Il ne faut pas travailler trop. Tout à l'heure tu viendras avec moi

secouer la paille.

 

  Et à l'autre moment, Yun prit la fourche

de bois et secouas la paille avec l'héritière. Et la

fille unique chantait:

 

J'ai trouvé, un matin,

Une tourterelle de l'année...

 

  La batteuse tournait de manière régulière. Les gars au racloir

piquaient les filles au rateau ; Le vieux tourneur de la vanneuse

leur faisait des clins d'oeil et riait de sa

bouche édentée :

  - Hi ! Hi !

 

  La batteuse s'est tue, les gars ôterons la barre

à leur chevaux et après les avoir fait boire, les attacher sous les

pommiers avec leur part de trèfle. Les gars et

File:Riou - Yun.djvu

 

les filles vont rester enlever la bale, entasser le

grain et à débarrasser l'aire . Lan Le Kor graisse

la grande roue de la batteuse.

  - Yun, qu'il dit, le lard jaune te fera

pousser la barbe.

 

  Les batteurs ont mangé leur repas. Une partie dans la cour,

mangent un morceau de pain avec un lambeau de viande,une

autre partie est allongée sur le dos ou sur le ventre,

à l'ombre des meukes. Les mouches piquent, les

abeilles bourdonnent dans les rameux de sureau, des guêpes volent dans le jardin,

autour des pommiers farineux.

  Yun a vite avalé son morceau de pain ; il est

assis sur son pilon de pierre, à l'appui de la maison ; il n'a

pas osé aller faire une sieste . Seza, assise à

son côté à commencé à bavarder avec lui.

  - Qu'est-ce que je te chanterai ce coup-ci ? dit-elle.

  - La chanson que vous m'avez chanté tout à l'heure, répond

Yun.

  Et Seza chanta :

J'ai trouvé, un matin,

Une tourterellede l'annèe.

Et maintenant , tous les jours elle me chante,

La tourterellette que j'aime...

 

   Quand elle eut fini, Yun dit :

  - C'est bien ! J'aimerais savoir chanter ainsi.

  - Si tu veux , on t'apprendra. Viens demain

dans la soirée à la prairie de la rivière; quand j'irai chercher

les vaches je t'apprendrai :

J'ai trouvé , un matin,

  Une tourterelle de l'année...

 

File:Riou - Yun.djvu 

  -O ! gars, les chevaux ont mangé leur

avoine.

  - Regarde ! Yun ne fait pas son somme va ?

  -Il est resté faire le beau sur son pilon.

   - Comment lui viendrait le sommeil puisqu'il ne

se réveille pas ? dit Lan Le Kor.

  Et rebelote ! Le langage ne plût pas à Yun.

Il préféra se taire.

  - Trop tôt, dit Le Kor; il ne faut pas commencer

avant d'atteler les chevaux . Si tu veux tu viendras avec moi

graisser les dents des roues ?

 - Ha, si vous voulez, au ravitaillement, dit Yun.

  Mais il ne releva pas, car Seza lui avait dit:

  - Ne répond pas à  Lan: il est porté à se moquer,

et prompt à le faire.

  Seza crut entendre Yun rire.

 

  Les filles se lèvent ; elles ont noué un fichu sur

leurs têtes pour protéger leurs cheveux de la poussière. Les fers

des chevaux heurtent les barres de fer, les maillons

des chaînes cliquent, les crampons des traits frappent

les crampons des barres ; une fille et un gars se

chamaillent  pour un mouchoir.

  Yun se lève aussi. Il regarde en direction de sa maison, sur

le tertre . La journée est finie pour lui.

  Seulement, sur l'aire, un homme lance:  

  - Où est Yun?

  C'est la voix de Le Kor.

  Yun n'ira pas à la maison.

  Il va trouver Le Kor et lui demande:

  - Qu'est-ce qu'il y a ?

  Le Kor reste surpris.

File:Riou - Yun.djvu

    - Les chevaux , dit-il n'auraient pas commencé, si

tu n'avais pas été là.

   -Tu... tu...

  Yun bégaie.

  -Tu... tu... es... un secoueur de paille, dit Lan Le

Kor, en l'imitant.

  Il n'en dit pas plus. Yun avait fait

un bond de loup sur lui et il l'avait décollé et allongé sur la table,

la tête en avant.

  - Hei ! dit Yun.

  Les chevaux lancent une ruade; le signal de départ.

  ... Des hommes ont sursauté  et ont empêché

l'incident.

  Yun perd du sang  de la main. Il pleure.

Seza est venue s'occuper de lui:

  - Viens à la maison, dit-elle, pour panser ta main.

  Yun la suit, honteux. Derrière son dos , Le

Kor l'assaille: trois hommes  l'empêchent de mettre

la main à la poche.

  Yun a envie d'aller à sa guise.

  -Damné !... hurle Le Kor.

  Et Seza dit à Yun :

  - Qu'est-ce que tu allais faire? çà n'est pas

bien.

  Yun baissa la tête et dit:

   - Je vais à la maison.

  - C'est mieux pour toi de rester à la maison...

  - Je n'ai pas peur , dit Yun.

  Il a fait connaissance avec sa force.

 

  Yun grimpait par le sentier.  En bas, une

batteuse bourdonnait irrégulièrement. Il était très fatigué. Il s'assit

et regarda le ravin Il ânonna quelque chose:

File:Riou - Yun.djvu

    - Seza...

 

  Le lendemain, au moment de la soirée où on va

chercher les vaches du village, Yun descendit dans la vallée.

        ... J'ai trouvé , un matin...

 

  Il longea la rivière un moment , et s'assit

sur l'herbe sur la rive. Dans la prairie derrière

ruminaient les vaches : un poulain gambadait autour de sa

mère.

  De l'autre côté de la rivière , le soleil était descendu plus bas

que les branches les plus basses des peupliers. Le temps était

doux. Là-bas... le grondement de l'écluse. Le courant était mort

  et ne passait que le chevrotement à la surface. Une

libellule somnolait sur une cigüe. Dans un buisson

de saule un vilfig demandait de l'eau.

  Et à chaque instant, Yun tournait la tête.

j'ai trouvé...

 

  Un valet ouvrit la barrière du champ. Les vaches

une à une, la jument, le poulain prirent le chemin de

la crèche, la nuit tombant.

.................................................................................................................................................................

.....................................................................................................................................................................

  Seule l'écluse bruissait dans la vallée. Entre

le feuilles de cigües, Yun vit la rivière blanchir,

scintiller. La lune se mirait dans l'eau.

  Yun se trouva bête.

  On trouvera encore l'occasion de se moquer.

  Il se leva.

  - Je tuerai ce type , dit-il.

 

 

 

 

 


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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 11:48

 

Joyeuses pâques S-asseoir-a-Paques.jpg

neuf-de-Paques.jpg

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

 

 

Krec-h-Briand.jpgJe pensais que ce serait facile de retrouver le même point de vue....

Krec'h Briand P1040089.JPG

  Ben non: des châtaigniers qui ont poussé depuis et la haie de l'ancienne pharmacie ,  bouchent la vue! et puis des panneaux de signalisation ont poussé aussi.                   

P1040086.JPG

Le rocher est toujours bien visible de la route, avec sa "grotte".

C'est devenu la Stèle de Louis Guillaume, poète.

Pharmacie.jpg

L'ancienne pharmacie Colin; ou elle n'avait pas de haie, et la photo avait été prise de la cour, ou c'est par la barrière (sans châtaignier)...

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 23:50
Courses de Paimpol (champ de foire)

Courses de Paimpol (champ de foire)

 

   Ha !... Les chevaux...!


 Ya, plijout a ra din ar c'hezeg. Pa oan ur bugel ( er bloavezhioù hanter-kant),

  Oui, j'aime les chevaux. Quand j'étais enfant (dans les années cinquante),

ar c'hezeg a oa ul lodenn eus ma bed: Ne oa nemet ur trakteur en atantoù

  les chevaux faisaient partie de mon monde: il n'y avait qu'un tracteur dans les fermes

hag al labour oa graet gant ar c'heseg ha gant an dud; an dougen er gêr ivez

   et le travail était fait par les chevaux et par les gens; le transport dans le village aussi

  oa charreadenn gant keseg. Daou pe dri karr a zouge keuneud, glaou,

      c'était des charrettes avec des chevaux... Deux ou trois charrettes transportaient du bois, du charbon,

bezhin, danvez  a  bep seurt, legumaj, avaloù... An holl a dremene drezo,

  du goëmon, du matériel de toutes sortes, des légumes, des pommes... Tout passait par eux,

an amzer-se... Setu, evidomp ar bugale, lorc'h oa ennomp pa c'hellemp azezañ

  à cette époque... Voilà, pour nous les enfants, la fierté quand nous avions le droit de nous asseoir

e-kichen ar charreter ha sikour

           à côté du charretier et de l'aider

anezhañ da gargañ pe diskargañ. An

   à charger ou décharger. Tous

holl vugale a anaveze pep anv ar

  les enfants connaissait les noms de chaque

penn-kezeg: Canard, Bayard... hag oa

cheval: Canard, Bayard... Et était

gouest da lavarout "Hue, Ho, lève

capable de dire "hue...lève ta patte Canard, Ho..."

ta patte canard..." ha kement zo. Me a zeu soñj ivez an elien a rae o c'harnioù

 etc... Me reviennent en mémoire aussi les étincelles que faisaient leurs fers quand ils

pa bigne  krec'henn ar Porzh-kloz peogwir ar c'harr oa re garget ...hag ar

montaient la côte du Port-Clos parce que la charrette était trop chargée... et les

c'hejadennoù diaes hag a-raos alies , en hentoù strizh,  gant daou varc'h...

rencontres difficiles et risquées souvent, dans les chemins étroits entre deux chevaux...


  Ur marc'hadour eus ar gêr a c'houneze bleunioù ha nadozioù ent dibarek. Ni

  Un commerçant du village cultivait les fleurs et les géraniums en particulier. Nous

ar bugale a  c'haoc'hkezeke evit e bleunioù.Trugarekaat a rae  en ur bediñ

  les enfants rammassions le crottin pour ses fleurs. Il nous remerciait en nous invitant chez lui

  ac'hanomp en e di da sellout ouzh Rintintin

d'ar skinwell ar Yaou . (N'eus

  pour regarder Rintintin à la télévision le jeudi. (Il n'y

nemet daou pe dri skinweler er gêr d' an amzer-se...)

avait que deux ou trois téléviseurs dans le village à cette époque...)


 Ar sul, daou menajer a ziskenn da vourc'h evit an oferenn gant o "gweturioù".

  Le dimanche, deux fermiers descendaient au bourg pour la messe avec leurs" voitures".

  Karroù skañv ha fichet-kaer sac'het gant ur marc'h bihan o doa pep hini.

  Des charrettes légères et élégantes tirées par un petit cheval chacune.

Daou blas e oa evit azezañ hag a-benn-herr e erruent war ar plasenn bihan.

 Il y avait deux places pour s'asseoir et ils arrivaient à toute allure sur la petite place.

Marteze  o doa graet ur redadenn adalek o venajoù betek ar vourc'h. (E penn

  Peut-être qu'ils avaient fait une course depuis leurs fermes jusqu'au bourg. (Ils habitaient

all e oant o chom, hag e oant amezegien ). O fenn-kezeg bihan (heñvel ouzh

à l'autre bout et étaient voisins). Leurs petits chevaux ( semblables à

kezeg arabek e oant) oa berr warno . Met amzer a oa ganto da ziskuizhañ

 des chevaux arabes) étaient à bout de souffle. Mais ils avaient le temps de récupérer

peogwir alies o mistri a chome en ostalerioù betek an noz...hag e oa ar

parce que souvent, leurs maîtres restaient dans les bistrots jusqu'à la nuit...Et c'était les

c'hezeg a rene anezho er gêr, met kalz goustadikoc'h !

chevaux qui les ramenaient à la maison, mais beaucoup plus lentement!


 


 E miz Even ma zad ha ma eontr Olivier a gase ac'hanomp, ma c'henderv

  Au mois de juin , mon père et mon oncle Olivier nous emmenaient, mon cousin

Christian ha me, da Bempoul, da welout redadegoù ar c'hezeg. Ur gouel bras

Christian et moi, à Paimpol, voir les courses de chevaux. Une grande fête

e oa evidomp, peogwir  e plije deomp an abadennad, dreist-holl, met ivez

pour nous, parce que le spectacle surtout nous plaisait, mais aussi

peogwir  e raemp ur c'hofad kerez  o sellout  galoupat ar c'hezeg d'an drip,

parce que nous faisions une ventrée de cerises en regardant courir les chevaux au trot,

d'an daoulamm, a-wechoù dirak ar gweturioù skañv, ar "sulkies".Wechoù all,

au galop, parfois devant les voitures légères, les "sulkies". D'autres fois,

d'ar bignidigezh, ma zad ha me a yae da Wengamp da sellout ouzh ar

à l'Ascension, mon père et moi allions à guingamp regarder

redadegoù c'hoazh.courses-corlay.jpg Ur gouel all e oa peogwir e tremenomp  daou pe Dri

les courses encore. C'était encore une autre fête, parce nous passions deux ou trois

devezh e-ti Tintin Vari.
       jours chez Tante Marie.

 

  Ma zad a gonte din alies hag e dad (ma zad-Kozh met n'am eus morse

Mon père me racontait souvent que son père (mon grand-père mais que je n'ai jamais

anavezet anezhañ rak eo marvet bet a-raok ma ganedigezh) a oa charreter

connu car il est mort avant que je naisse était charretier

e Kreiz-Breizh. Labouret en doa gant kezeg, met kezeg antier e oaNT,  e

dans le centre-Bretagne. Il travaillait avec des chevaux, mais des chevaux "entiers",

lavare din. Seier bleud e douge war kirri bras sterniet gant daou varc'h da

me disait-il. Des sacs de farine, il transportait sur de grandes charrettes, tirées par au moins deux

nebeutañ...Postek ha bras e oa, dre chañs, met alies mezv ivez, gant ar sistr.

chevaux... Il était costaud et grand, heureusement, mais souvent saoul aussi, à cause du cidre.

Ur micher diaes tre e oa ha memes en ur labourat diaes ha kalz en dienez e chome

C'était un dur métier et même en travaillant dur et beaucoup sa famille nombreuse restait

e familh hir.

     dans la misère.
Setu perak e plij din ar c'hezeg , moarvat.

             voilà pourquoi les chevaux me plaisent, sûrement.


  Bremañ, amañ, ne chom nemet tri marc'h a vale a-wechoù o mestroù pe

Maintenant, ici, il ne reste que trois chevaux qui promènent quelquefois sur leur dos

  bugale o mestroù war o c'hein...En enep traktourien hag ijinoù an holl

leurs maîtres ou leurs enfants...Au contraire, des tracteurs et des engins de toutes

seurtoù a zo pep lec'h! Met  lavarout a reer a zo an araokadur...hag eo

sortes sont partout !  Mais on dit que c'est le progrès... et c'est

ar memes mod dre-holl.


           la même chose partout.



JENIG

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 08:00

 

 

Maud Galant pour les 18 élèves de primaire et Pascal Giannantoni pour les 17 élèves de maternelle, accompagné de l'Atsem, Nadya Lamy. Pas de petit nouveau à la rentrée, mais une arrivée prévue dans le courant de l'année. Cette année, les enfants auront la chance de travailler avec quatre tablettes numériquesLes enfants se sont retrouvés avec plaisir. Cette année les grands deviendront reporters avec un projet d'école sur la presse et les médias et ils dévoileront eux-mêmes les autres projets de l'école en cours d'année.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:01

né sur l'île,

met ne vo ket ur skolier                                   mais pas "client "pour l'école!

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