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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:45

   Er bloavezhioù  hanter kant, war an enezenn e oan o chom, kalz a vugale a

Dans les années cinquante, sur l'île où je demeurais, beaucoup d'enfants

  loje en ur wikadell P1030851.JPGa oa bet savet  e mil eizh kant tri ha tri-ugent. Daouzek

logeaient dans une citadelle qui avait été construite en mil huit cent soixante trois. Douze

tiegezh da nebeutañ ha familhoù niverus alies 'oa o chom aze er vertimoù

familles au moins et des familles nombreuses souvent habitaient là dans des casemates

diyac'h lec'hiet en-dro ur porzh karrez gant ur puñs e-kreiz. Ne oa ket

malsaines situées autour d'une cour carrée avec un puits au milieu. Il n'y avait pas

tredan, evel just. Lojañ a rae  aze ar tiegezhoù-se rak  digoust e

de courant électrique, bien sûr.  Ces familles habitaient là car c'était gratuit...

oa..."Bugale ar fort" a anved anezho ; ne oa ket aeled ar vugale-se, me lavar

On les appelait "les enfants du fort"; Ces enfants étaient intrépides, je vous le dis

deoc'h met er skol e oant an hanter eus ar skoliaded. Ar "forains" a oa o

mais à l'école, c'était la moitié des écoliers. Les "forains "était

leshanv ivez.                                   aussi leur surnom.


 Bugale all a zeue eus ar Porzh-Kloz (porzh-mor an enezenn); ar re-se  oa

D'autres enfants venaient du Port-Clos (le port de l'île); eux étaient

"ar Porcins", (e galleg evel just evel ar "forains"). Ar re eus ar bourk' oa

les "Porcins", (en français bien sûr, comme les "Forains"). ceux du bourg

  ar "Bourins" Place-du-bourg-guerre.jpghag ar re eus enezenn an norzh ar "Nordistes" (an anv-se

étaient les "bourrins" et ceux de l'Île Nord, les "Nordistes" (ce nom

ne oa ket ken drouk hag al lesanvioù  all ).

n'était pas aussi méchant que les autres surnoms)

 

 An holl draoù a dremene brav er c'hlas pe  er porzh-c'hoari met ma save

  Tout se passait bien en classe ou dans la cour de récréation, mais quand survenait

un tabut, ar gerioù forain, porcin pe bourin oa klevet  hag e oa ar gann met

 une dispute, on entendait les mots "forain", "porcin"ou "bourrin" et c'était la bagarre mais 

peogwir ar maestr 'oa rust tre  e klever kentoc'h, "Emaon o vont da dorriñ

comme le maître était très sévère, on entendait plutôt, "je vais te casser

da c'henoù er maez " (met  evel ma ne gomze den ebet brezhoneg  e oa

la gueule à la sortie" (mais comme personne ne parlait breton, on entendait

klevet tost evel e kan Alain Souchon "Tu vas voir ta gueule à la sortie".

 presque comme dans la chanson d'alain Souchon:


  Hag aze, an holl vugale a ouie e vefe abadennad ha taolioù-daouarn

  Et là,tous les enfants savaient qu'il y aurait du spectacle et des coups de poings

a-dreñv an iliz derriere-l-eglise.JPGetre pevar eur hanter ha pemp eur  hag e vefe an hini a 

derrière l'église entre quatre heures et demie et cinq heures et que quelqu'un

zeufe tre d'e di en ur c'houelañ, ul lagad glas gantañ marteze.
 rentrerait chez lui en pleurant , avec peut-être un oeil poché .

 

 Tost ar wiskadell e oa un ti bras met goullo ha dilesket e-kreiz ur c'hoad

  Près de la citadelle se trouvait une grande maison vide et abandonnéeMaison-du-goareva.jpg

 Pins-du-fort.jpg

au milieu d'un 

gwez-pin (evel ar wiskadell). Alies e c'hoarie ar vugale brezelig ahont. Ar

bois de pins maritimes (comme la citadelle). Souvent les enfants jouaient à la petite guerre là-bas. Les

"forains" evel just, rak e oant en o bleud, enep ar "porcins" kervredet gant

"Forains" bien sûr, car ils étaient dans leur "jardin", contre les porcins alliés avec

ar "bourins" da skouer...evit balañsiñ an "armeoù".
 les "bourrins" par exemple...pour équilibrer les" forces".

An emgann a groge en ur frankizennig, gant klezeier , gwarigi pe pistolennoù

 La bataille commençait dans une petite clairière, avec des épées, des arcs ou des pistolets

e koad hervez oemp mouskederien, indianed, laeron-vor... a pade etre ar

en bois selon que nous étions des mousquetaires, des in diens, des pirates...se poursuivait entre

gwez pin hag a echue en ti goullo betek ur bugel bennak eus ur  skipailh a

les pins et finissait  dans la maison vide jusqu'à ce qu'un des enfants d'une équipe

zeue a-benn da dizhout ar solier dre ur toul-trap el plañchod. Neuze, an

réussisse a atteindre le grenier par une trappe dans le plafond. Alors, la

emgann en doa e c'hounezerien. Echuet e veze.
  bataille avait ses vainqueurs. Elle était finie.

 

A-wechoù, an emgann ne oa ket aozet: o c'hoari e oamp patati, pe da dreuziañ

Parfois, la bataille n'était pas préparée; nous étions à jouer :  à saute-mouton, ou à traverser

a-us douvezioù ar wiskedell gant ur gordenn stenet , da valansiñ a-us ar c'hrae

au-dessus des douves du fort avec une corde tendue, à se balancer au-dessus de la grève

da benn ur gordenn kroget d'ur brank gwez pin uhel tre pe da lostigenniñ er c'hanodoù,

au bout d'une corde attachée à une branche très élevée de pin ou à godiller dans des "canotes";

war plas ar bourc'h, d'ar porzh-Kloz pe en-dro d'ar wiskadell ... Hep

sur la place du bourg, au Port-ClosPC-anime-an50.jpg ou autour de la citadelle...P1030847.JPGSans

gouzout nag evit piv ,nag evit petra , e save un tabut en un

qu'on sache ni pour qui ni pour quoi, une dispute s'amorçait d'un coup...

taol-kont...Dastum a rae an hini vugale ur voudenn douar ha teurel a rae

Un enfant ramassait une motte de terre  et la lançait

anezhi ouzh ar re all. Evel-mañ, e save daou gamp, an eil o kas an egile

vers les autres. Ainsi se formaient deux camps, l'un envoyant l'autre

etrezek an ti dilesket er c'hoad, aliesoc'h! Met ar re brasoc'h o doa

vers la maison abandonnée dans le bois, le plus souvent! Mais les plus grands avaient

taliennoù ganto a-wechoù  ha pa e gemerent anezhe e oa ar spontadeg da

parfois des frondes avec eux et quand ils  prenaient celles-ci, c'était la panique pour

redek ha da dizhout ar solier. Re all a glaske un andor  kuzhet a-drenv ur

courir et atteindre le grenier. D'autres cherchaient un abri, cachés derrière

c'hleuz, ur wezenn pin. Re skeudik e oa pa oa  talmet  moudennoù an douar.
un talus ou un pin. C'était très scabreux de lancer des mottes de terre à la fronde.

  Dre-chañs n'eus morse bet gwallzarvoud! Rak ar c'hoarioù hag an 

Heureusement il n'y a jamais eu d'accident! Car les jeux et les

tachennoù-c'hoari ne oant ket dizañjer, evel hon eus gwelet. Dre c'hras terrains de jeux n'étaient pas sans danger, comme on l'a vu. Grâce à

Doue n'eo netra gwall degouezhet .

Dieu il n'est rien arrivé de grave.

clairiere-dans-les-bois-de-la-citadelle.jpg

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commentaires

jeanine leguillon 05/03/2014 09:57


Bonjour Eugène et merci c'est vrai qu'intrépide c'est plus sympa.


  Bonne journée.


                          Jeanine.

Tad coz 06/03/2014 19:01



et plus clair!


Kenavo



jeanine leguillon 27/02/2014 19:29


Merci de m'avoir répondu,c'est gentil de vouloir rectifier.


Bonne soirée.


Jeanine

Tad coz 10/03/2014 00:30



C'est normal et l'échange est indispensable.


Kenavo



jeanine leguillon 27/02/2014 18:57


Bonjour,


Je viens d'aller sur ton blog, et je suis choquée par la phrase " les enfants du fort n'étaient pas des anges, je vous le dis".


ça veut dire quoi ?


 


Jeanine

Tad coz 27/02/2014 19:20



Bonjour Jeanine,


Je veux dire "plutôt intrépides", comme le montre la suite de l'histoire. Mais c'est un récit et comme on dit "toute ressemblance avec des personnes connues...". Et puis, Il s'agit d'histoires de
garçons...


 Je vais quand même rectifier car tu as raison, çà peut être mal interprété, si tu  dis être choquée.


 



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