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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 09:06

Îlot Béniguet : la justice bloque le projet hôtelier

Fabienne RICHARD.

La SCI Béniguet et sa gérante, Blandine Baud, ont été mises en examen pour de nombreuses infractions au Code de l'urbanisme. Le contrôle judiciaire interdit l'ouverture du complexe hôtelier prévu en mai.

C'était de notoriété publique : sur l'îlot Béniguet, les travaux n'avaient pas cessé depuis la condamnation de la SCI Béniguet à 40 000 € d'amende et à la remise en état, par la cour d'appel de Rennes en 2009.

Le 25 mars dernier, des gendarmes et des fonctionnaires de la préfecture ont réalisé une perquisition dans le cadre d'une information judiciaire contre X pour atteintes à l'environnement, au patrimoine et au Code de l'urbanisme, sur un site naturel protégé. Ils étaient revenus avec leurs embarcations chargées de pièces comptables et d'ordinateurs saisis sur place. La juge d'instruction Castel y a trouvé suffisamment d'éléments pour mettre en examen la SCI Béniguet, propriétaire de l'île, ainsi que sa gérante, Blandine Baud.

Ces mises en examen sont assorties d'un contrôle judiciaire et d'une interdiction de commercialiser l'île privée. La famille Dhenin, également propriétaire de l'hôtel-restaurant cinq étoiles l'Agapa à Perros-Guirec, avait annoncé dans nos colonnes en mai 2013 son intention de commercialiser cette île privée comportant une dizaine de villas de grand luxe, louées à une clientèle aisée « aimant les séjours en pleine nature dans un isolement complet ».

Blandine Baud, également administratrice de l'Agapa et liée à la famille Dhenin, fera-t-elle appel de cette décision ? La famille n'a pas donné suite à nos questions. Blandine Baud est la gérante de la SCI Béniguet depuis 2011. Elle a succédé à son père Robert Baud, fondateur notamment de Franprix et Leader Price.

« Les travaux ont pris de l'ampleur »

Lors de la perquisition de nombreuses infractions au Code de l'urbanisme ont été constatées : extension de maisons, empierrement de chemins, extension de l'embarcadère. Le tout sans autorisation.

« Depuis la condamnation de la SCI Béniguet, en 2009, il n'y a pas eu de nouvelles demandes d'autorisation de travaux ou de permis de construire. Il y a eu certaines remises en état, mais surtout les travaux ont pris de l'ampleur, explique le vice-procureur Le Coz. Cela touche les habitations, mais aussi les voies d'accès, l'assainissement. » De nouvelles mises en examen pourraient suivre.

L'affaire a démarré par des infractions constatées dès 2005. « À l'époque, des autorisations avaient été sollicitées - mais pas toujours accordées - pour la rénovation de ce qui étaient alors une ferme et des maisons en ruine, explique le vice-procureur le Coz. Mais les travaux sont allés bien au-delà des simples rénovations présentées. Et jamais le projet de complexe hôtelier n'a été annoncé. Et ce, alors que Bréhat est un site naturel classé depuis 1964. »

« Quand je pense à tous les problèmes qu'on a pour percer la moindre fenêtre de toit dans une toiture », commente une riveraine qui a vue sur Béniguet depuis Bréhat. Sur Bréhat, les travaux n'étaient un secret pour personne. « On voyait des ouvriers transborder des matériaux avec leur propre barge et travailler 7 jours sur 7. »

Le maire de Bréhat était intervenu une fois afin de signifier que la rampe de lampadaires allumée toutes les nuits choquait les habitants. Depuis 15 jours, elle est éteinte.
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Béniguet. Mises en examen de la SCI et de la gérante

9 avril 2014 à 07h08 / Gwendal Hameury /

 

Nouvel épisode dans le dossier de constructions présumées illégales de résidences hôtelières de luxe sur l'îlot Béniguet, à Bréhat. La SCI propriétaire du foncier et sa gérante viennent, en effet, d'être mises en examen. Interdiction leur est faite de commercialiser. Beniguet-agapa.jpg

 

Nouvel épisode dans le dossier de constructions présumées illégales de résidences hôtelières de luxe sur l'îlot Béniguet, à Bréhat. La SCI propriétaire du foncier et sa gérante viennent, en effet, d'être mises en examen. Interdiction leur est faite de commercialiser. Les « Seychelles françaises » à Bréhat, ce n'est pas pour tout de suite. Censé ouvrir le mois prochain,

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28 mars 2014 à 06h41 / Gwendal Hameury /

benniget-perqui-2.jpgPhoto François Destoc
 


Ilot Béniguet. Des perquisitions fructueuses

 


La perquisition réalisée, mardi, sur l'îlot Béniguet, par les gendarmes et fonctionnaires de police, aurait permis de mettre au jour d'importantes infractions. Les gérants de la SCI Béniguet, ainsi que le maire de l'île de Bréhat, Patrick Huet, pourraient être bientôt entendus.
L'opération menée, mardi, sur l'îlot Béniguet, par une quarantaine de gendarmes, d'agents des services de l'urbanisme de la préfecture mais aussi de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (Le Télégramme de mercredi), a été fructueuse. Après plusieurs heures passées sur ce petit coin de paradis, situé à l'ouest de l'archipel de Bréhat, les enquêteurs sont revenus à l'Arcouest, leurs six embarcations remplies de documents sur les travaux effectués depuis 2009 ou encore en cours, de pièces comptables et d'ordinateurs saisis sur place.

Sur commission rogatoire

Contrairement à ce que laissait entendre le communiqué de la SCI Béniguet, gérée par Blandine Baud, héritière du fondateur de Franprix et Leader Price, propriétaire de plus de la moitié de l'îlot, il ne s'agissait donc pas d'un simple contrôle de conformité en lien avec une précédente décision de justice. Mais bien d'une importante perquisition menée dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par la juge d'instruction Castel, en charge du dossier, suite à l'ouverture, en novembre dernier, d'une information judiciaire contre X par le parquet de Saint-Brieuc. Ce dernier soupçonne, en effet, l'existence de constructions illégales, sans autorisation ni permis, portant atteinte à l'environnement, au patrimoine et au code de l'urbanisme, sur un site naturel classé et donc protégé. Des constructions qui forment un complexe touristique de luxe, « Les Seychelles françaises », en lien avec l'Agapa de Perros-Guirec, devant ouvrir en mai.



Selon nos informations, les enquêteurs auraient constaté d'importantes infractions sur place. Ils s'y attendaient, puisque le site était sous surveillance depuis de longs mois. Mais ils ont aussi fait quelques découvertes extravagantes. Ainsi, la plupart des villas auraient été excavées, libérant ainsi de l'espace pour la construction de très grandes pièces équipées de mobilier fastueux et d'équipements dernier cri.

Bientôt des mises en examen

Des éléments jugés solides, qui pourraient conduire à des mises en examen de personnes morales et/ou physiques dans les prochaines semaines. Patrick Huet, maire de l'île de Bréhat, par le bureau duquel toutes les demandes d'autorisation de travaux ou de permis de construire auraient dû passer, pourrait être entendu prochainement par les enquêteurs. De même que les gérants de la SCI Béniguet. L'actuelle, Blandine Baud, mais aussi l'ancien (jusque fin 2011), Robert Baud. Un homme déjà condamné, en mai 2010, à quatre ans de prison avec sursis et 250.000 € pour le financement frauduleux de travaux de rénovation de l'hôtel Agapa. Une instruction étant plus coercitive qu'une enquête préliminaire, il est tout à fait possible qu'en cas de contrôle judiciaire, une interdiction de commercialiser soit prononcée.
Béniguet : réaction du maire
8 avril 2014 à 06h52

À la suite de notre enquête sur les soupçons de constructions illégales sur l'îlot de Béniguet, à Bréhat , dans laquelle nous indiquions que le maire de Bréhat pourrait bientôt être entendu par les enquêteurs, ce dernier a tenu à apporter quelques précisions. « Je n'ai jamais été amené au cours de mon mandat à délivrer le moindre permis de construire sur l'île de Béniguet, explique Patrick Huet dans une lettre à l'adresse de la rédaction. Dans le cas contraire, toutes les demandes auraient été préalablement instruites - comme c'est la règle - par les services compétents de la préfecture : la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer) et l'ABF (architecte des Bâtiments de France). D'autre part, je vous précise que la commune n'a aucun moyen légal de contrôler des agissements des propriétaires à l'intérieur de leur maison et ne peut en aucun cas se substituer aux services de l'État ».

Information judiciaire contre X

L'importante perquisition opérée par une quarantaine de gendarmes, le 25 mars, s'inscrivait dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par le juge d'instruction en charge du dossier. En novembre dernier, le parquet de Saint-Brieuc avait ouvert une information judiciaire contre X. Il soupçonnait l'existence de constructions illégales, sans autorisation ni permis, portant atteinte à l'environnement, au patrimoine et au code de l'urbanisme, sur un site naturel classé et donc protégé. Des constructions qui forment un complexe touristique de luxe, « Les Seychelles françaises », en lien avec l'Agapa de Perros-Guirec, devant ouvrir en mai.

 

"War ENEZ BENNIGET N'EUS NEMET PETROL MET MONT A REER DA HEUL E BENN"

(à Béniguet on n'a pas de pétrole mais on en fait à son idée)

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Published by Tad coz - dans actualités
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commentaires

Geoffroy de Frahan 12/04/2014 13:46


Sur qu'on en fait qu'a son idée à Béniguet, sans foi ni loi, pas d'amour du pays et même pas une once d'amour propre; il y en a qui sont vaiment indécrottables.


En tous cas, je ne vais pas faire l'effort de cacher ma joie de voir que les évènements suivent entin leur cours logique ... tant qu'à maintenant.

Tad coz 21/04/2014 19:00



comme vous dites: tant qu'à maintenant...



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